Gabon : le PDG appelle à prolonger la Décennie de la femme et réclame un bilan officiel

À l’occasion de la célébration différée de la Journée nationale de la femme gabonaise, le 18 avril à Libreville, le Parti Démocratique Gabonais (PDG) a remis sur la table la question de l’avenir de la Décennie de la femme gabonaise. Lancé en 2015 sous l’impulsion de l’ancien président Ali Bongo Ondimba, ce programme arrivait à échéance en décembre 2025, avec pour ambition de renforcer les droits, l’autonomisation et la place des femmes dans la société.
Devant les militantes réunies au sein de l’Union des Femmes du PDG (UFPDG), la vice-présidente du parti, Camélia Ntoutoume-Leclerq, a salué les avancées enregistrées au cours de cette période tout en appelant les autorités à en dresser un bilan formel. Selon elle, une évaluation officielle permettrait non seulement de mesurer les progrès accomplis, mais aussi d’identifier les défis encore à relever en matière d’égalité et de participation féminine.
« Nous sollicitons respectueusement l’organisation d’une journée dédiée au bilan de la Décennie de la femme », a-t-elle déclaré, plaidant pour un moment de réflexion nationale autour des acquis du programme. Pour le PDG, cette initiative constituerait une étape essentielle avant toute projection vers de nouvelles politiques publiques en faveur des femmes.
Au-delà du bilan, le parti va plus loin en proposant la reconduction du programme. Une perspective assumée par ses responsables, qui estiment que la dynamique enclenchée depuis 2015 doit être prolongée pour consolider les acquis et amplifier les résultats. « Les femmes du PDG souhaitent voir cette décennie reconduite », a affirmé Camélia Ntoutoume-Leclerq, évoquant la nécessité de maintenir un cadre structuré pour accompagner l’évolution du rôle des femmes dans la société gabonaise.
Selon les responsables du parti, la décennie écoulée aurait permis des avancées notables, notamment en matière de représentation féminine dans les sphères décisionnelles, avec environ 30 % de femmes présentes dans les institutions politiques et les postes administratifs de responsabilité. Des progrès également observés dans les domaines économique et social, même si des disparités subsistent.
Instaurée dans un contexte de promotion accrue des politiques d’égalité des genres, la Décennie de la femme gabonaise s’inscrivait dans une volonté de transformation durable des rapports sociaux. Son éventuelle reconduction pose désormais la question de la continuité des politiques publiques dans un environnement institutionnel en mutation.
Entre reconnaissance des acquis et nécessité d’aller plus loin, le débat relancé par le PDG met en lumière un enjeu central : celui de l’ancrage durable des politiques d’égalité dans les priorités nationales, au-delà des cycles politiques.



